LA SAISON CULTURELLE

Michel Lhéritier 06 78 31 56 53

Jean-Luc Robert, relations avec le public : 06 80 63 33 58 / 01 42 09 36 42

Réservation uniquement par mail : michel.lheritier@gmail.com

1 - LES MUSÉES - LES QUARTIERS - LES MONUMENTS

2 - LES EXPOSITIONS

3 - LE CALENDRIER

En raison du statut de micro-entrepreneur, le BILLET D'ENTRÉE (exposition, musée, monument) N'EST PAS COMPRIS dans le tarif ; il sera réglé en ESPÈCES le jour de la visite, au point de rendez-vous. Selon les lieux, vous pouvez faire valoir vos droits à réduction ou à gratuité sur ce billet d'entrée.

1 - LES MUSÉES, LES QUARTIERS, LES MONUMENTS

réservation : michel.lheritier@gmail.com

téléphones : 06 80 63 33 58 01 42 09 36 42 / 06 78 31 56 53

 monument 


 monument 

L’hôtel de Païva
RdV: devant l’hôtel de Païva 25 avenue des Champs-Elysées 75008 Paris / métro 1,9 : Franklin Roosevelt – 13 : Champs-Élysées-Clemenceau / bus : 28 32 42 73 80 83 93

dimanche 10 juin 2018 10:45


La marquise de Païva est la plus célèbre courtisane du Second empire. Les mystères qu’elle a soigneusement entretenus ont nourri les affabulations les plus variées sur son existence. Née Thérèse Lachmann, probablement en 1819 dans le ghetto de Moscou, d’un père modeste commerçant de tissus, elle est mariée très jeune à un tailleur dont elle a un fils. Très vite, délaissant époux et enfant, elle traverse l’Europe en vivant de ses charmes et arrive à Paris vers 1845. Elle y rencontre le pianiste Henri Herz, qui l’introduit dans le milieu des artistes et des écrivains. Elle s’installe ensuite à Londres où elle séduit de richissimes aristocrates tels lord Stanley. De retour à Paris, considérablement enrichie, elle fait la connaissance en 1850 du faux marquis de Païva, joueur désargenté et l’épouse pour son précieux titre, s’en sépare très vite et tombe amoureuse d’un jeune comte prussien, Guido Henckel von Donnersmarck, héritier des mines de fer de Silésie et seconde fortune de Prusse. À l’occasion de l’exposition universelle de 1855, elle se fait présenter

l’architecte Pierre Manguin et lui commande un hôtel sur les Champs-Élysées, aussi somptueux qu’extravagant, à proximité de célèbres demeures, dont celle du prince Napoléon, cousin de l’Empereur. Après de dix ans de chantier, l’hôtel est inauguré en 1866, non sans avoir suscité de nombreuses jalousies. Elle y reçoit des écrivains célèbres, dont son plus fidèle ami, Théophile Gautier, des musiciens, des artistes. Lors de la guerre franco-prussienne de 1870, le couple se retire au château de Pontchartrain que le comte Guido avait offert à la marquise une dizaine d’années plus tôt. Leur mariage a lieu en 1871 alors que le comte fait partie de la délégation prussienne lors des négociations du traité de paix et qu’il est nommé gouverneur d’Alsace-Lorraine. Thérèse est désormais comtesse, mais c’est son titre de marquise qui demeure dans tous les écrits contemporains. Après un accident vasculaire cérébral, la marquise de Païva se retire avec le comte Guido au château de Neudeck, sur les terres silésiennes des Henckel von Donnermsarck et y meurt en 1884.


RENDEZ-VOUS EN SEPTEMBRE POUR LA NOUVELLE SAISON 2017-2018 ! Bonnes vacances à toutes et à tous !

                      

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2 - LES EXPOSITIONS

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téléphones : 06 80 63 33 58 01 42 09 36 42 / 06 78 31 56 53


1 - LES MUSÉES, LES QUARTIERS, LES MONUMENTS
3 - LE CALENDRIER

-exposition-

David Hockney

centre Pompidou
Rdv : -À L’EXTÉRIEUR, entrée des groupes avec réservation, place Georges Pompidou.
métro 11 : Rambuteau – 1, 11 : Hôtel-de-Ville – 4, 7, 14 : Châtelet / RER A, B, D : Châtelet–les Halles / bus 29, 38, 47, 58, 67, 69, 70, 72, 74, 75, 76, 81, 96
jeudi 5 octobre           13:15
samedi 7 octobre        11:45
vendredi 13 octobre   13:15
dimanche 15 octobre  11:15
samedi 21 octobre      16:45
dimanche 22 octobre  10:45


tarif :
Conférence : 13 € (chèque ou espèces)
Quote-part du forfait d'entrée : 12€ (espèces) ; 
n'achetez AUCUN billet à l'avance

Le Centre Pompidou en collaboration avec la Tate Britain de Londres et le Metropolitan Museum de New York présente la plus complète exposition rétrospective consacrée à l’œuvre de David Hockney. Elle célèbre les 80 ans de l’artiste. Avec plus de cent-soixante peintures, photographies, gravures, installation vidéo, dessins, ouvrages... incluant les tableaux les plus célèbres de l’artiste tels les piscines, les double portraits ou les paysages monumentaux.., l’exposition restitue l’intégralité du parcours artistique du plus célèbre des artistes britanniques vivants, jusqu’à ses œuvres les plus récentes.




présentation complète











-exposition-
Monet collectionneur

musée Marmottan
Rdv :  -À L’EXTÉRIEUR,  2 rue Louis-Boilly 75016 / métro 9 : La Muette / RER C : Boulainvilliers
bus 22, 52 : La Muette–Boulainvilliers – 32 : Louis Boilly – 63 : Porte de la Muette - PC1 : Ernest Hebert ou Porte de Passy

samedi 14 octobre                13:45
jeudi 19 octobre                    13:45
samedi 21 octobre                10:45

Tarif :
Conférence : 11,50€ (chèque ou espèces)
Billet d’entrée+droit de parole+écouteurs : 8,50€ (espèces)

plus d’infos

Quelles œuvres de ses contemporains
Monet a-t-il choisies pour orner ses demeures successives? Quels furent les ressorts de ses acquisitions des peintures, dessins ou sculptures de celles et ceux qui n’étaient, comme lui, pas encore célèbres ? Claude Monet, le plus célèbre des peintres impressionnistes, fut aussi le plus secret de leurs collectionneurs. Les chefs-d’œuvre qu’il a réunis tout au long de sa vie constituent pourtant un ensemble aussi rare qu’exceptionnel. Pour la première fois, le musée Marmottan-Monet lève le voile sur cette passion privée.
Signés Delacroix, Corot, Boudin, Jongkind, Manet, Renoir, Caillebotte, Cézanne, Morisot, Pissarro, Rodin ou encore Signac, peintures, dessins, sculptures révèlent une part cachée de la vie de l’artiste. Légataire universel du peintre de Giverny et dépositaire du premier fonds mondial de son œuvre, le musée Marmottan Monet reconstitue cette collection grâce au soutien des plus grands musées et prestigieuses collections particulières. Il offre l’occasion unique de découvrir ce qui fut le panthéon sentimental et artistique du chef de file des impressionnistes.

-exposition-
Rubens, portraits princiers

musée du Luxembourg
Rdv : -À L’EXTÉRIEUR, 19 rue Vaugirard, 75006 RER B : Luxembourg / métro 4 : Saint-Sulpice ; 10 : Mabillon / bus 58, 84, 89 : Luxembourg ; 63, 70, 87, 86 : Saint-Sulpice

samedi 11 novembre            11:00
jeudi 16 novembre               14:00
samedi 18 novembre            11:00
lundi 20 novembre               14:00
dimanche 26 novembre       11:00

plus d’infos



Tarifs :
Conférence+droit de parole : 14 € (chèque ou espèces)
Billet d’entrée+droit de parole+écouteurs : 
- normal 12€ (espèces)
- Amis du Louvre : 10€ (espèces)
- sésame+ : 3€ (espèces)
gratuité, réductions

Le « peintre des princes, prince des peintres » reste le témoin privilégié de 
la politique européenne des grandes puissances de l’époque : empire des Habsbourg, France, États allemands ou italiens, Angleterre. Rubens fut ainsi, sans doute un peu malgré lui, un immense portraitiste de cour. S’il se voulait d’abord peintre de grands sujets historiques, il excella dans le domaine du portrait d’apparat, visitant les plus brillantes cours d’Europe. Prisé pour son érudition et sa conversation, il joua aussi un rôle diplomatique important, jouissant d’une position sociale sans égale chez les artistes de son temps. Autour des portraits de Charles Quint, de Louis XIII ou de Marie de Médicis réalisés par Rubens et par quelques célèbres contemporains (Pourbus, Champaigne, Velázquez, Van Dyck…), l’exposition plonge le visiteur dans une ambiance palatiale au cœur des intrigues diplomatiques du XVIIème siècle.

exposition

Le jardin secret des Hansen - La collection Ordrupgaard

musée Jacquemart-André
Rdv :  -À L’EXTÉRIEUR,  158 boulevard Haussmann 75008 Paris / métro 9, 13 : Miromesnil - Saint-Philippe du Roule / RER A : Charles de Gaulle-Étoile / bus 22, 43, 52, 54, 28, 80, 83, 84, 93

jeudi 23 novembre       14:15
samedi 25 novembre    11:15
lundi 27 novembre       11:15
samedi 9 décembre      12:00

Tarifs :
Conférence 11 € (chèque ou espèces)
Billet d’entrée+écouteurs 15 € (espèces)


Wilhelm HANSEN assemble, de COROT à GAUGUIN, une collection unique en Europe d’œuvres représentatives de l’impressionnisme et du post-impressionnisme. Comme au musée Jacquemart-André, la collection d’Ordrupgaard est constituée par un couple féru d’art, les Danois Wilhelm (1868 – 1936) et Henny (1870 – 1951) Hansen. Homme d’affaires passionné d’art, esprit indépendant et visionnaire, Wilhelm Hansen assemble en deux ans entre 1916 et 1918 une collection unique en Europe d’œuvres représentatives de l’impressionnisme et du post-impressionnisme de la seconde moitié du XIXème et du début du XXème siècle. Une sélection de plus de 40 tableaux est présentée pour la première fois à Paris. De Corot à Cézanne et Matisse, en passant par les paysages changeants de Monet, Pissarro, Sisley et les doux portraits de Renoir, Morisot ou Gonzalès, l’exposition permettra de découvrir des trésors peu connus en France. Seront également mis à l’honneur des artistes aussi emblématiques que Degas, Manet ou Courbet, avant un final consacré à l’art vibrant et sensuel de Gauguin.
L’exposition sera ensuite présentée au musée des Beaux-arts du Canada à Ottawa.
WILHELM ET HENNY HANSEN, LES FONDATEURS
Né à Copenhague le 27 novembre 1868, Wilhelm Hansen s’est bâti une remarquable carrière dans l’assurance en fondant la compagnie danoise Dansk Folkeforsikringsanstalt et en dirigeant Hafnia, une autre compagnie d’assurance danoise. D’esprit indépendant et visionnaire, Wilhelm Hansen s’est passionné pour l’art, et plus particulièrement pour l’art français, qu’il a collectionné pour son plaisir, mais aussi pour lui donner une large audience au Danemark. Il a d’ailleurs organisé à Copenhague des expositions d’envergure présentant des prêts d’importants musées français. Il rencontre sa femme Henny en 1887, lors d’une représentation au Théâtre royal. Ils se marient le 30 octobre 1891 et adoptent leur fils, Knud Wilhelm, en 1908.
L’intérêt de Wilhelm Hansen pour l’art remonte à ses années d’études : son ami Peter Hansen, qui deviendra l’un des membres du collectif de peintres danois Fynboerne, l’introduit dans le milieu artistique. Certains de ces artistes deviendront des intimes de Wilhelm et Henny qui, tout au long de leur vie, vont étoffer leur collection en y intégrant des peintures d’artistes danois, puis des œuvres majeures des impressionnistes français.
ORDRUPGAARD, LE LIEU
En 1916, Wilhelm et Henny Hansen achètent un terrain près d’Ordrup Krat, au nord de Copenhague,
et font appel à l’architecte Gotfred Tvede pour y construire une résidence d’été. Leur engouement pour ce lieu les décide finalement à en faire leur résidence principale et à y inclure une galerie d’art pour abriter leur collection de peintures françaises.

Imposant manoir, Ordrupgaard a été conçu comme une demeure lumineuse, dont les nombreuses fenêtres, le jardin d’hiver et la serre permettent un dialogue inspirant avec le parc environnant. Le manoir et la collection sont inaugurés le 14 septembre 1918. Dès cette date, les Hansen prévoient une ouverture hebdomadaire au public de leur collection, fidèles à leur volonté d’offrir à l’art français une large audience au Danemark.

-exposition-

François 1er et l'art des Pays-Bas

musée du Louvre
Rdv : Pyramide du Louvre, au pied du pilier central / métro 1, 7 : Palais-Royal-musée du Louvre – 14 : Pyramides / bus 21, 24, 27, 39, 48, 68, 69, 72, 81, 95

samedi 25 novembre      15:15
lundi 11 décembre          13:15




tarif :
Conférence+droit de parole : 14 € (chèque, espèces)
billet d’entrée : 15€ (espèces), amis du Louvre : 0€
N’achetez AUCUN billet à l’avance


Une exposition érudite et rare, à la visite de laquelle je vous convie, tant est évident l’apport à la culture de chacun de cette courageuse et intelligente exposition qui sort de l’oubli des artistes particulièrement talentueux !

Si le goût de François Ier pour l’art italien est bien connu et son mécénat essentiellement identifié à
la création du foyer italianisant de Fontainebleau, son règne ne s’inscrit pas moins dans une tradition très vivace d’implantation en France d’artistes originaires des Pays- Bas. Les plus connus d’entre ces artistes du Nord actifs en France sous son règne, Jean Clouet et Corneille de La Haye dit Corneille de Lyon se spécialisèrent dans le  portrait. Mais tant à Paris que dans les foyers normands, picards, champenois et bourguignons, s’est largement épanouie, dans l’art du manuscrit enluminé et dans la peinture religieuse principalement, une vague d’influences septentrionales – anversoises, bruxelloises, leydoises, haarlémoises – que les recherches  récentes ont peu à peu révélées en ressuscitant des artistes injustement tombés dans l’oubli. Godefroy le Batave, Noël Bellemare, Grégoire Guérard, Bartholomeus Pons, et d’autres encore anonymes et non moins talentueux, qui se sont illustrés dans des techniques aussi diverses que l’enluminure, la peinture, le vitrail, la tapisserie, la sculpture. Le roi acheta par ailleurs abondamment des tapisseries, des pièces d’orfèvrerie et des tableaux flamands.
L’exposition fait ainsi ressurgir tout un pan méconnu de la Renaissance française et se propose d’en explorer la variété, les extravagances et la monumentalité.

-exposition-

André Derain 1904–1914, la décennie radicale

centre Pompidou
Rdv : -À L’EXTÉRIEUR, entrée des groupes avec réservation, place Georges Pompidou. métro 11 : Rambuteau – 1, 11 : Hôtel-de-Ville – 4, 7, 14 : Châtelet / RER A, B, D : Châtelet–les Halles / bus 29, 38, 47, 58, 67, 69, 70, 72, 74, 75, 76, 81, 96
lundi 27 novembre               14:15
samedi 2 décembre              11:15
jeudi 7 décembre                  15:15
dimanche 10 décembre        10:45
tarif :
Conférence : 13 € (chèque, espèces)
Quote-part du forfait d’entrée : 12€ (espèces)
N’achetez AUCUN billet à l’avance



L’exposition porte un regard nouveau sur l’œuvre de cet artiste majeur du 20ème siècle, avec pour
ambition de retracer les étapes avant-guerre du parcours de l’artiste, moment où il participe aux mouvements d’avant-garde les plus radicaux. Quelques ensembles exceptionnels sont réunis : la production estivale de 1905 à Collioure, la série des vues de Londres et les très grandes compositions autour des thèmes de la danse et des baigneuses.
Derain a joué un rôle moteur dans l’éclosion intellectuelle des deux grandes avant-gardes du début du 20ème siècle, le fauvisme et le cubisme. Il engage en solitaire un retour précoce au réalisme, annonçant tous les mouvements figuratifs du réalisme magique, depuis l’ingrisme de Picasso, la peinture métaphysique de De Chirico ou la Nouvelle objectivité allemande. L’œuvre d’avant-guerre de Derain est d’une très grande inventivité et d’une audace fascinante.
Proche de Maurice de Vlaminck et d’Henri Matisse, puis de Georges Braque et de Pablo Picasso, André Derain se confronte avec force au fauvisme et au cubisme et développe jusqu’à la Première guerre mondiale une œuvre puissante. Multipliant les expérimentations plastiques, il aborde la peinture, le dessin, la xylographie, la sculpture, la céramique, le cinéma et pratique jusqu’à la fin de sa vie, en parallèle de sa peinture, la photographie.

La conception de l’exposition s’appuie sur une exploration des archives inédites de Derain – ses photographies, sa collection d’estampes et de reproductions d’œuvres d’art, ses écrits et sa correspondance – et éclaire de manière sensible et inédite une sélection de ses œuvres les plus emblématiques, par des contrepoints visuels forts : les photographies de Derain, ses références artistiques atypiques telles que les images d’Épinal, les objets maoris copiés au British museum en 1906 ou les sculptures africaines de sa propre collection.
L’exposition présente soixante-dix peintures ainsi qu’un ensemble important d’œuvres sur papier – aquarelles, dessins, carnets de croquis, gravures -, des sculptures, une cinquantaine de photographies, des sculptures maories et africaines, des céramiques.

-exposition-

Dada Africa, sources et influences extra-occidentales
musée de l'Orangerie

Rdv : -À L’EXTÉRIEUR,, devant le musée de l’Orangerie – jardin des Tuileries 75001
métro 1, 8, 12 : Concorde / RER C : musée d'Orsay / bus 24, 42, 52, 72, 73, 84, 94 : Concorde

vendredi 1er décembre 14:30
samedi 2 décembre      14:30

tarif :
Conférence : 13€ (chèque, espèces)
Quote-part du forfait d’entrée : 12€ (espèces)
N’achetez AUCUN billet à l’avance



Dada, mouvement artistique foisonnant et subversif, naît à Zurich pendant la guerre de 14-18 et se déploie ensuite à travers plusieurs foyers, Berlin, Paris, New York... Par leurs œuvres nouvelles – poésie sonore, danse, collages, performance –, les artistes dadaïstes rejettent les valeurs traditionnelles de la civilisation, tout en s’appropriant les formes culturelles et artistiques de cultures extra-occidentales : l’Afrique, l’Océanie, l’Amérique.
Le musée de l’Orangerie propose une exposition sur ces échanges en confrontant œuvres africaines, amérindiennes et asiatiques et celles, dadaïstes, de Hanna Höch, de Jean Arp, de Sophie Taueber-Arp, de Marcel Janco, de Hugo Ball, de Tristan Tzara, de Raoul Haussmann, de Man Ray, de Francis Picabia….
Ainsi seront évoquées les soirées Dada, avec plusieurs archives, film de danse et documents sonores, musicaux, mais aussi la diversité, l’inventivité et la radicalité des productions Dada – textiles, graphisme, affiches, assemblages, reliefs en bois, poupées et marionnettes – face à la beauté étrange et la rareté d’œuvres extra-occidentales, statue africaine Hemba, masque africain de Makondé, masque Hannya du Japon, proue de pirogue de guerre maori...
Le propos a toute sa place au musée de l’Orangerie, berceau de la collection Jean Walter - Paul Guillaume. Celui-ci, grand marchand d’art africain, a joué un rôle de premier plan dans cette confrontation qui s’opère sur fond d’interrogations sur l’hybride, le genre, la posture coloniale.

En contrepoint de l’exposition seront présentées des œuvres de deux artistes contemporains :

- deux photographies de l’artiste Athi-Patra Ruga issues
d’une performance et d’une réflexion sur l’identité… A Vigil for Mayibuye (from the Exile series), 1915 et The Future White Woman of Azania, 2012. Athi-Patra Ruga réside et travaille à Johannesburg. Explorant les frontières entre la mode, la performance et l'art contemporain, il expose et subvertit le corps confronté aux structures, aux idéologies et à la politique. Débordant de références multiculturelles éclectiques, d'une sensualité charnelle sous-tendue d'humour, ses performances, vidéos, costumes et images photographiques créent un monde où l'identité culturelle n'est plus déterminée par l'origine géographique, l'ascendance ou l'aliénation biologique, mais bien plus par une construction hybride.


- un ensemble d’œuvres (tapisseries, photographie et dessins) d’Otobong Nkanga dont deux
tapisseries In pursuit of Bling, 2014. Otobong Nkanga, artiste formée au Nigeria et à Paris, vit et travaille à Anvers. Ses dessins, installations, photographies, performances et sculptures interrogent de différentes manières la notion de territoire et la valeur accordée aux ressources naturelles. Dans plusieurs de ses travaux, elle relie de manière métonymique les différents usages et valeurs culturelles connectés aux ressources naturelles, explorant ainsi comment sens et fonction sont relatifs au sein de cultures,  et révélant les différents rôles et histoires de ces matières, tout particulièrement dans le contexte de sa propre vie et de ses souvenirs.

-exposition-
Gauguin, l’alchimiste

Grand Palais, Galeries nationales
rdv : -À L’EXTÉRIEUR,au pied de l’escalier des groupes / métro 1, 13 : Champs-Élysées-Clemenceau - 9 : Franklin-D. Roosevelt / RER C : Invalides / bus 28, 42, 52, 63, 72, 73, 80, 83, 93

jeudi 28 décembre        17:30
vendredi 29 décembre 11:45
samedi 30 décembre    13:15

tarif :
conférence : 12€ (chèque, espèces)
billet d’entrée+droit de parole+écouteurs : 
17€ (espèces) / Sésame : 3€ (espèces)


Extraits du dossier pédagogique © RmnGP 2017 :

Paul Gauguin (1848-1903) est l’un des peintres français majeurs du XIXème siècle et l’un des plus importants précurseurs de l’art moderne. Il est un des passages nécessaires entre impressionnisme et symbolisme, puis entre les fauves par le truchement des nabis, et l’expressionisme de l’art moderne. L’exposition du Grand Palais retrace son étonnante carrière, dans laquelle il a exploré les arts les plus divers : peinture, dessin, gravure, sculpture, céramique, etc. Les chefs-d’œuvre réunis mettent en avant le travail de l’artiste sur la matière ainsi que son processus de création : Gauguin va bâtir son art sur la répétition de thématiques et de motifs récurrents. L’exposition est organisée par l’Art Institute of Chicago, l’Établissement public des musées d’Orsay et de l’Orangerie et la Réunion des musées nationaux-Grand Palais, Paris.

L’histoire de l’art traditionnelle a fait la part belle à la peinture de Paul Gauguin (Paris, 1848 - Atuona, îles Marquises, 1903) dont le nom évoque de somptueuses toiles aux couleurs oniriques, d’inspiration bretonne ou polynésienne. Le propos de l’exposition est d’élargir cette vision à l’œuvre multiforme d’un artiste à la fois peintre, sculpteur, graveur, céramiste et écrivain et d’expliquer son processus créateur singulier.

GAUGUIN L’ALCHIMISTE
Gauguin s’est exprimé sur l’art et a clairement formulé l’idée, présente déjà au XVIème siècle chez
Léonard de Vinci, que la peinture est d’abord l’expression d’une intériorité. Si la peinture est pour Gauguin « le plus beau de tous les arts », il s’intéresse également à d’autres disciplines qu’il aborde de manière très libre et décomplexée : en sculpture sur bois, en céramique et en gravure, il fait preuve d’une grande inventivité formelle et technique, pour des résultats parfois inattendus. La céramique, à laquelle il a été initié à vingt-neuf ans par Ernest Chaplet (1835-1909), lui apparaît comme une discipline majeure. Il s’y adonne à partir de 1886 et en souligne l’importance dans ses écrits : « La céramique n’est pas une futilité. » À la manière de l’alchimiste qui étudie et tente de transformer la matière dans un creuset, Gauguin transfigure par la cuisson une matière en apparence modeste, il aime son aspect brut et a réalisé une centaine de pièces.

GAUGUIN SCULPTEUR
Cette part de la création de Gauguin est moins connue alors qu’il manifeste très tôt un grand intérêt pour l’art en trois dimensions, allant jusqu’à considérer qu’il y avait des aptitudes plus grandes que pour la peinture. Dans l’enfance, puis durant ses voyages en tant que matelot, il taille le bois au couteau. Le caractère hybride et exotique de ces premières créations se retrouve ensuite dans les sculptures produites à Tahiti. Ces « idoles » mêlant bois et matériaux divers et dont les références et les formes sont empruntées à diverses cultures offrent une esthétique radicale. Dans ses recherches, l’artiste tente d’abolir les frontières entre les arts, les mêlant parfois, ou empruntant les caractéristiques de l’un pour faire évoluer l’autre. Ainsi, il taille d’une manière très proche ses sculptures et planches de bois destinées à la gravure.

L’INITIATEUR D’UN ART RÉNOVÉ

Marin jusqu’à vingt-six ans, Gauguin fait ses débuts dans l’art en autodidacte, alors qu’il est agent de change. Il est remarqué par les impressionnistes Camille Pissarro (1830-1903) et Edgar Degas (1834-1917) qui l’invitent à rejoindre leur groupe. Il expose à leurs côtés de 1879 à 1886 et bénéficie de leur exemple. Sa touche divisée et rapide évoque Pissarro mais, rapidement, il emprunte à Degas ses cadrages insolites et ses éclairages artificiels. La rupture survient en 1884 quand il se met à rejeter la primauté de l’observation et de la sensation pour la subjectivité de l’artiste. Lorsqu’il participe à la VIIIème exposition impressionniste en 1886, il est en total désaccord avec les nouveaux venus, Seurat et Signac. Comme le peintre Odilon Redon (1840-1916), il revendique la supériorité du rêve sur le réel. Gauguin est résolument symboliste. Selon lui, le langage de la peinture est la couleur, comme le mot est celui de la poésie. À son tour, il théorise et transmet. C’est en Bretagne, en 1888, que le jeune Paul Sérusier (1864-1927) peint sous la dictée de Gauguin un petit paysage presque abstrait, retranscrit avec des couleurs pures, sans ombres ni dessin. Véritable manifeste, le tableau prendra pour les Nabis (un groupe de jeunes peintres indépendants) le nom évocateur de « Talisman ».

FUIR LÀ-BAS ! FUIR ! (in. BRISE MARINE, STÉPHANE MALLARMÉ, 1865)
Est-ce le fait d’avoir passé les six premières années de sa vie au Pérou ou d’avoir sillonné les mers, lorsqu’il était dans la marine, que Gauguin ne peut résister au besoin de partir toujours plus loin ? Il s’inscrit ce faisant dans les pas des peintres et écrivains qui l’ont précédé comme Stéphane Mallarmé (1842-1898), dans la recherche d’un ailleurs qui soit à la fois rupture de civilisation et quête de soi. Partir, c’est fuir la cherté de la vie parisienne et surtout se confronter à un ailleurs propre à alimenter une inspiration nouvelle. Il dit chercher le « primitif », le «sauvage». Il se rend en Bretagne d’abord, de 1886 à 1890, région où les traditions sont restées vivaces, puis à Tahiti à deux reprises, en Martinique et enfin aux îles Marquises où il finira ses jours en 1903. Il s’immerge dans la culture locale, se mêle aux habitants dont il veut adopter mœurs et croyances. Très vite déçu par l’occidentalisation et la perte des traditions dans la société tahitienne, il s’appuie sur les quelques traces matérielles conservées dans des collections particulières et se plonge dans la lecture de l’ouvrage ethnographique Voyage aux îles du Grand Océan de Jacques-Antoine Morenhout, publié plus de 50 ans plus tôt. Sa démarche n’est pourtant pas celle d’un ethnologue. Partant du choc culturel, il assimile, mêle les sources visuelles puis crée un art personnel insolite, entre réel et imaginaire.

-exposition-

icons that matter*,
la collection du Whitney museum of American art, New York    *les icônes qui comptent

musée Maillol
lundi 8 janvier              11:00
samedi 13 janvier         11:00
vendredi 19 janvier      11:00
samedi 20 janvier         15:00

RdV : -À L’EXTÉRIEUR, 61 rue de Grenelle, Paris 75007 / m° rue du Bac / Sèvres-Babylone / bus : 63, 68, 69, 83, 84, 94, 95

tarif :
Conférence : 12€ (chèques ou espèces)
Billet d’entrée+écouteurs : 14€ (espèces)

Initiée par la célèbre sculptrice et mécène Gertrude Vanderbilt Whitney (1875-1942), la collection du Whitney Museum of American Art de New York offre une véritable anthologie de l’art du XXème siècle. Le cœur de cette collection est composé d’œuvres majeures du « Pop Art ». Peintures, sculptures, photographies, sérigraphies,... une centaine d’entre elles est présentée pour la première fois à Paris. Des initiateurs du mouvement, Robert Rauschenberg et Jasper Johns, aux sculptures et toiles monumentales de Claes Oldenburg, Tom Wesselmann, James Rosenquist ou encore Alex Katz, en passant par les sérigraphies d’Andy Warhol, les lithographies de Jim Dine et les comics de Roy Lichtenstein, l’exposition offre un panorama exhaustif de l’art américain de l’après-guerre. Si elle convoque ses plus grands représentants, l’exposition permet de découvrir des artistes américains moins connus en France..., soit 32 artistes de ce courant déterminant et une grande variété de techniques artistiques.

À partir des années cinquante, les États-Unis voient émerger en l’espace d’une décennie une génération d’artistes en réaction aux idées dominantes de l’expressionnisme abstrait. La situation économique et le développement de la société de consommation favorisent un fort désir d’expression. Le Pop Art se caractérise par ses couleurs vives et son iconographie des objets du quotidien, sa croyance en la puissance des images, sa manière de dépeindre « l’American way of life», de s’approprier des thèmes et des techniques tirés de la culture de masse populaire, tels que la publicité, les bandes dessinées et les figures iconiques de Jackie Kennedy ou de Marilyn Monroe.
S’il fait référence à une culture propre à la société de consommation, c’est sur le mode de l’ironie, comme le donne à entendre la définition du peintre Richard Hamilton : « Populaire, éphémère, jetable, bon marché, produit en masse, spirituel, sexy, plein d’astuces, fascinant et qui rapporte gros. »

Au début du XXème siècle, les artistes novateurs éprouvent les plus grandes difficultés à exposer et vendre leurs œuvres. Dès 1907 et jusqu’à son décès en 1942, Gertrude Whitney se consacrera à acquérir et exposer leur travail, elle reste le plus grand mécène d’art américain. En 1914, elle fonde le Whitney Studio à Greenwich Village, où elle organise des expositions d’artistes américains vivants dont les œuvres sont ignorées par les institutions traditionnelles. En 1929, elle fait un don de plus de 500 œuvres au Metropolitan Museum of Art qui le refuse. Elle établit alors, en 1930, son propre musée consacré exclusivement à l’art et aux artistes de son pays, le Whitney Museum of American Art à Greenwich Village. En 1963, le musée acquiert un bâtiment dessiné par Marcel Breuer, qui abritera ses collections de 1966 à 2014. Le 1er mai 2015, le nouveau bâtiment, construit par Renzo Piano 99 Gansevoort street, au bord de l’Hudson, ouvre ses portes. La collection du Whitney Museum est riche de plus de 22 000 œuvres, créées par plus de 3 000 artistes aux XXème et XXIème siècles.


 exposition 
« Degas, danse, dessin », un hommage à Degas avec Paul Valéry

musée d'Orsay
Rdv : entrée D - 1 rue de la Légion d'honneur, 75007
métro 12 : Solferino / RER C : musée d'Orsay / bus 24, 63, 68, 69, 73, 83, 84, 94


samedi 13 janvier         14:00
mardi 16 janvier           10:45
samedi 20 janvier         10:45

tarif :
Conférence : 13 € (chèque, espèces)
Quote-part du forfait d’entrée : 12€ (espèces)
N’achetez AUCUN billet à l’avance


À l'occasion du centenaire de sa mort, le musée d'Orsay rend hommage à Edgar Degas (1834-1917) avec une exposition dont le fil conducteur est l'ouvrage méconnu de l’écrivain, poète et philosophe Paul Valéry (1871-1945).
L'amitié de plus de vingt ans de Degas et de Valéry a, en effet, donné lieu à
un texte publié aux éditions Vollard en 1937, Degas Danse Dessin. Tout à la fois intime et universel, il offre une évocation poétique et fragmentaire de la personnalité du peintre et de son art, et comme une méditation sur la création.
Dans l'exposition, documents figurés et documents d'archive donnent à voir ces deux hommes et leurs sociabilités. Les nombreux dessins du premier et les fameux carnets du second montrent l'importance de ces productions qui ont été, pour l'un et l'autre, le creuset de leur art.

Les thèmes majeurs explorés dans Degas Danse Dessin sont évoqués en
associant des extraits du texte de Valéry à des œuvres graphiques, des peintures et des sculptures de Degas.

Cet écho entre texte et images invite à appréhender tour à tour la pratique de dessinateur de l'artiste, puis son attachement aux univers de la danse et de l'équitation, que Valéry lie à une même recherche du trait et du mouvement.

réservation : michel.lheritier@gmail.com

téléphones : 06 80 63 33 58 01 42 09 36 42 / 06 78 31 56 5